Souvenez-vous, nous vous avions ici même déjà parlé lors d’un précédent article des « boites d’échanges entre voisins »  qui pour rappelle est un projet artistique Suisse et plus particulièrement suisse romand, explorant les échanges entre voisins imaginé et conçus par le genevois Dan Acher, une personnalité incontournable de la scène culturel du bout du lac!

Un concept qui depuis, son lancement le 20 décembre 2012 rencontre un vive succès, puisque on n’en dénombre actuellement pas moins de 25 en Suisse Romande.

voir lien : Happy Cities man

Cette formule semble avoir fait des émules puisque depuis son invention à Berlin il y a trois ans, ce ne sont pas des « boites d’échanges entre voisins »  mais des Givebox (littéralement « boîte à donner ») qui ont poussés un peu partout dans les quartiers branchés de Berlin s’exportant aujourd’hui jusqu’au Canada, en Espagne, en Angleterre ou encore en France.

C’est à Andreas Richter, un styliste berlinois, à qui nous devons cette brillante idée. Ne pouvant se résoudre à se débarrasser d’objets dont il ne se servait plus, il décida en 2011 de les mettre à disposition de ses concitoyens dans la rue dans un concept qu’il baptisera « Givebox ».

Il y’construisit ensuite une cabine qu’il aménagea avec quelques étagèrent dans lesquelles il entreposera des objets incommodant son appartement. Le succès fut tel que son concept ne tardera pas à être imiter par quelques personnes à travers la ville.

Basée sur un principe de partage et d’échange, la Givebox participe au phénomène Freegan, un mouvement alternatif impulsé aux Etats-Unis à la fin des années 1990 dans la prolongation du concept de décroissance, qui se manifeste principalement par la consommation de tout ce qui est gratuit.

Depuis on a pu voir s’organiser en Amérique du Nord comme en Europe tout un tissu d’associations collectant la nourriture dans les déchets des consommateurs ou des supermarchés pour lutter contre le gaspillage, organiser des systèmes de trocs pour dénoncer la surconsommation ou établir des réseaux de transports en commun comme le covoiturage pour réduire leur empreinte écologique.

A la construction d’un réseau « éco-conscient » s’ajoute aussi un véritable dispositif d’entraide et de solidarité, en particulier en temps de crise économique où beaucoup doivent faire face à un réel défi pour pouvoir joindre les deux bouts.

Extrait : Givebox Montréal – Terrasses Éphémères

Nous pouvons actuellement faire état de multiples projets dans le genre venus se greffer à la ” Lutte contre le grand gaspillage ” ces dernières années : Gratiferia ; Disco Soupe ; Schnippel-Disko  ; boites d’échanges entre voisins pour ne citer qu’eux.

Nous dénombrons aujourd’hui plus d’une trentaine de Givebox à travers le monde), sachez aussi que des pages Facebook consacrées à ce récent phénomène commencent à voir le jour sur la toile.

Et la suisse dans tout ca?

 

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