Bien que n’ayant pas vécu le même destin qu’ Etty Hillesum, née, le 15 janvier 1914 aux Pays-Bas, décédée par la suite dans les ténèbres d’Auschwitz, en novembre 1943, avant d’avoir trente ans.

Néanmoins, après avoir lu le journal tiré du livre “Lettres de Westerbork” portant le même nom que le camp de concentration, où en 1942 Etty Hillesum s’était dans un premier temps engagée volontairement, afin venir en aide à son peuple avant d’y être déportée en 1943 pour y’être définitivement enfermée. La vie de Sara Oswald prit beaucoup de son sens !

«Elle était une écrivaine incroyable! J’ai beaucoup aimé lire son journal de bord que j’ai reçu lorsque que j’ai eu 20 ans. Elle y’décrit les conditions abominables dans lesquels les gens étaient alors confrontés. Il y’avait cette phrase» “On est partout chez soi. Partout où s’étend le ciel on est chez soi. En tout lieu de cette terre on est chez soi lorsqu’on porte tout en soi.”

C’est par cette citation empruntée du journal paru sous le titre – Une vie bouleversée de la grande figure de la spiritualité contemporaine Etty Hillesum, que nous avions d’abord envisager de débuter cet article consacré à la violoncelliste et compositrice Romande Sara Oswald.

«Je trouve ça tellement beau. Je rêverais de mettre cette pratique en exergue, surtout avec les temps de confinement auxquels nous sommes entrain de faire face.»

L’idée de s’emparer de cette liberté artistique qui est la sienne aujourd’hui, était sans doute liée en réponse à la souffrance à laquelle Sara à dû faire face durant ses études de musique. S’affirmée en tant que tel, lui a demandé de gros efforts avant que lui soit présenté l’opportunité de s’épanouir de ses propres compositions.

Crédit Photo : Laetitia Gessler

Encore, fallait t-il que Sara en jouisse pleinement, ce qui n’était pas totalement le cas. Pour cela, elle n’avait que d’autres choix que de sortir de ce cheminement “dit” classique lorsque l’on est voué à entreprendre des études de musique en tant que violoncelliste.

Elle le remerciera jamais assez, son instrument. Il aura permis à cette Lausannoise d’adoption, de pouvoir exprimer tant de choses qu’elle n’aurait peut-être jamais pu exprimer par des mots, comme celui de revendiquer le droit de pouvoir se nourrir à travers l’exercice de son art. Favoriser les rencontres et les situations qui vont de paire.

Pour permettre aujourd’hui à Sara Oswald de continuer à vibrer aux sons des cordes de son instrument qu’elle chéri plus que tout, celle dont tous les concerts ont été annulés et les revenus envolés, à imaginer un concept d’un genre un peu particulier. Circonstance oblige, vu la situation à laquelle nous devons faire face actuellement. C’est dans ce contexte que la violoncelliste, nous donne rendez-vous chaque soirs pour quelques morceaux interprétés live depuis son salon via l’application skype.

«Les gens vont assister à de petits concerts. Cela sera vraiment un petit rendez-vous où chacune des personnes pourra se faire sa propre interprétation. Un rendez-vous en tête à tête ou en petits groupe. Je pense ceci vraiment important que les gens continuent d’avoir des rendez-vous aux vues des restrictions que l’ont nous sont imposées avec ce confinement. Je pense pouvoir leurs apporter quelque chose de beau, quelque chose de plus positif. Offrir de la culture est est essentiel, parce qu’on sait combien elle est importante pour tout à chacun.” nous glisse la passionnée de randonnées en montagne.

Bien que nous vivons actuellement un changement majeur dans notre société, il n’est pas question pour nous de baiser les bras. Continuer à nous imposer une certaine discipline, nous est donc vivement conseillé. C’est ce que beaucoup de gens continuent à faire. Sara par exemple, commence ces journées par méditer dès le levé, avant de faire de grandes balades avec son chien. Revigorée, elle peut ensuite travailler son instrument tout en organisant les concerts.

Lorsque vient le moment de nous parler de son coup de cœur artistique du moment, elle aime à citer en exemple, le photographe Français Vincent Munier «J’aime beaucoup sa façon de capter la beauté et la fragilité. Ses clichés me touche tellement fort dans mon cœur. Je trouve incroyable la photo qu’il a prise de ce renard du Tibet, le regard fixé en direction de l’objectif à Vincent, c’est un cliché que l’on peu également retrouver sur mon profil instagram. J’adore regarder cet animal disproportionner avec une si grande tête et un si petit corps, et qui en même temps a cette majesté incroyable.»

Crédit Photo : Vincent Munier

On souhaite donc à Sara Oswald, de doux petits rendez-vous musicaux, donné depuis son salon. Qu’ils puissent recevoir tout le succès qu’ils méritent.

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