Une rupture sentimentale ça a du bon parfois, surtout si celle-ci vous offre le moyen de retrouver des forces dans un domaine pour lequel vous excellez. Une opportunité que le photographe genevois basé dans le canton de Vaud Phil Suarez n’a pas hésité à saisir plutôt que de hurler à la mort son chagrin.

Il faut dire que ce féru de nature a toujours fortement été influencé par l’image et les ambiances au sens large du terme, que ce soit dans les films, la peinture ou évidemment la photographie.

De ce fait en découle sa volonté toute particulière à montrer au monde qu’il est possible de faire du lieu qu’il explore son terrain de jeu favori en s’appréhendant de celui-ci. 

Ainsi, créer des images qui ont le sens de la valeur et de l’inspiration selon ses propres perspectives en combinant les anciennes techniques photographiques avec les nouveaux procédés numériques, Phil Suarez en a fait depuis, son cheval de bataille.

À voir, comme ça, nous pourrions pensez qu’il soit tombé dans la marmite lorsqu’il était petit. Cela dit nous ne sommes pas loin de penser que quelque chose de similaire ne se soit passé. Tiens, et si nous appellerions ça le don. Bon, allez, soyons fous. Et puis c’est pas comme si Phil vouait une véritable passion pour la photo, car si c’était le cas, nous le saurions. 

Vous ne pensiez tout de même pas que tout lui ait été livré sur un plateau, comme ça ? Non, il aura fallu beaucoup d’eau coulée sous les ponts, ce à compter de l’instant où il a posé son petit doigt sur le fameux déclencheur, au moment où l’on a pu admirer le résultat de ses clichés qu’on lui connait aujourd’hui, fruit de longues heures de travail.  

Toutefois, l’idée de s’emparer de cette liberté photographique qui est la sienne aujourd’hui a toujours fait partie de l’ADN du jeune homme. Il était donc évident qu’il s’attachera les services d’un reflex d’occasion en n’ayant qu’une seule idée en tête, s’inscrire au Photoclub de Lausanne en 2012. Sur place, Phil y côtoiera de nombreux photographes avec lesquels il apprendra beaucoup tout en observant notamment le travail des autres participants et en participant lui-même aux activités proposées.

“J’ai beaucoup expérimenté  et je continue à la faire. Je pense que je n’aurais jamais assez de temps dans ma vie pour explorer toutes les différentes facettes de la photographie. Ce qui est plutôt encourageant, je ne risque donc pas de me lasser de si tôt.”

“D’un point de vue esthétique, cette liberté me vaut aujourd’hui de percevoir le monde et les gens différemment. Je m’émerveille de petites choses, je les observe mieux et plus souvent qu’avant d’avoir commencé la photographie. Des fois, une belle lumière dans la forêt peut rendre ma journée plus radieuse. Le revers de ceci est parfois une certaine frustration, par exemple quand je n’ai pas l’appareil avec moi et que je vois une belle scène à photographier, on devient un peu accro et on sort plus sans lui…”

Dès l’instant où il lui est aujourd’hui possible de discerner la beauté d’un paysage ou quelque chose d’à-priori plus      «simple» comme un champignon, un animal ou un arbre idéalement positionné Phil, n’aura alors, pas besoin de grand-chose d’autre.

Il est évident qu’avec les réseaux sociaux comme Instagram, beaucoup d’endroits sont devenus célèbres et souffrent parfois même d’un tourisme trop abondant, allant même jusqu’à être interdites au public tant les dégradations laissées par ceux-ci sont nombreuses. Derniers exemples en dates, Sillans-La-cascade, petite commune française située dans le Var, à une trentaine de kilomètres de Draguignan.

Bien que Phil aime à vagabonder dans ce genre d’endroits, il admet qu’il devient difficile de dénicher de jolis coins inconnus ou préservés de la foule. Il est vrai  aussi qu’il essaie de ne pas reproduire les mêmes images que tout le monde a déjà pu voir, ceci au risque que celles-ci ne soient pas aussi appréciées que celles des instagramers les plus populaires. Mais vous savez ce que c’est lorsqu’on essaie d’être original. Bien qu’il s’évertue à l’être même si c’est loin d’être facile.

Il nous est assez facile de dire pour nous qui suivons des très près ses prouesses techniques que Phil travaille sans relâche et avec passablement d’assiduité les perspectives ainsi que les points de vue différents pour sortir du lot.

“Concernant les techniques que j’utilise, aujourd’hui c’est principalement le numérique. L’avantage par rapport à l’argentique est clairement le nombre de photos que je peux prendre et le temps pour les traiter (pas besoin de les développer). Et suivant les mandats que j’ai, je ne peux pas me permettre de faire purement de la photo argentique, ça n’est pas rentable, ni assez sûr par rapport au résultat final. Ceci étant dit, je photographie souvent en argentique et cela me permet de me concentrer plus sur le cadrage, la mise en scène et les réglages avant d’appuyer sur le déclencheur. La satisfaction d’une prise de vue réussie est aussi plus grande avec cette méthode. Il y a des jours où je me dis que je me mettrais bien à 100% argentique, moins d’artéfact et de retouches en utilisant les qualités spécifiques des films et leur charme malgré des imperfections certaines fois. Un jour j’en aurai le courage peut-être…”

Vous savez maintenant à quoi vous attendre lorsque vous irez à sa rencontre! Non, toujours pas ? Et bien à de la bonne humeur et au plaisir d’être photographié lors de l’un des ses shooting organisé en romandie ou ailleurs ainsi qu’à de la patience et de la pédagogie efficace si vous avez un jour la chance d’assister à l’un des ses cours.

Et si par le plus grand des hasards, vous deviez vous retrouvez en sa compagnie que ce soit dans un avion, un train, un ballon ou un vélo cargo, il serait plus judicieux de vous tenir à carreaux, surtout si vous deviez en sa présence faire un plus ou moins long voyage loin du stress et des imbéciles.

Si tel était le cas, peut-être que Phil fera de vous son coup de coeur comme il le fait aujourd’hui pour Micheal Schainblum, photographe californien basé à San Francisco, ou alors, se souviendra t-il de vous avec autant d’émerveillement que lorsqu’il avait fait la rencontre du photographe et reporter français Eric Bouvet, pour lequel il voue une fascination hors norme de par son expérience, son travail, son franc parlé et sa façon de s’exprimer sur ses projets.

On lui souhaite donc des voyages, des rencontres et qui sait, continuer à publier et exposer ses images, comme celle de ce couple à vélo qui inspire la complicité qu’il a prise à Bordeaux, place de la bourse en 2013 et qu’il aime tout particulièrement. Non seulement parce que cette image a été prise un peu de manière chanceuse, mais aussi parce que techniquement ce type de panning n’est pas évident à réaliser. On peut imaginer que c’est ce genre d’image qui lui a donné de la confiance et l’envie de continuer à faire de la photographie.

Pour cela, on ne s’en fait pas trop au vu de sa positive attitude, bien qu’il ne soit pas forcément toujours optimiste, mais ça aide déjà pas mal .

Détails & Infos :

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