Le printemps s’annonce pour bientôt, et ce n’est pas les cuillèrans qui diront le contraire. Il faut dire que la 37e édition du Cully Jazz Festival est un présage des beaux jours. C’est entre le 5 et le 13 avril 2019 que s’éveilleront les moments les plus jazz de ce printemps, dans l’un des plus charmants villages vignerons de suisse, labellisé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Pour Jean-Yves Cavin, co- directeur artistique et responsable de la programmation depuis 3 ans, c’est juste le meilleur festival du monde!

Très objectivement, que l’on se promène au bord du lac de Cully, ou en plein cœur de ses petites ruelles, avec l’objectif heureux d’écouter beaucoup de musique de très grande qualité, on réalise pleinement sa chance.
Le Festival IN compte 38 concerts payants répartis sur 3 scènes : le Chapiteau, le Next Step et le Temple tandis que le Festival OFF compte 110 concerts sur 17 caveaux, scènes éphémères et cafés. On a neuf jours pour en profiter, de quoi se refaire une santé post-hivernale vraiment efficace.

On peut dire qu’il y a du cœur à l’ouvrage pour les bénévoles et les habitants de Cully, ils portent littéralement l’événement avec détermination et courage. “On fait quelque chose qui nous ressemble” nous glisse Jean-Yves Cavin, lui même féru de musique depuis son plus jeune âge, en passant du piano au saxophone et aux musiques électroniques. Il fait partie d’une génération qui a toujours vécu avec ce festival, notamment à partir de 2002 en s’engageant en tant que bénévole et grandissant avec, porté par une équipe à l’enthousiasme communicatif. Ce fan de jazz et habitant de Cully était juste prêt à répondre au concours de circonstances qui l’a amené à se retrouver au centre de cette association à but non lucratif rassemblant 150 salariés et l’énergie de 600 bénévoles, accueillant 70 000 festivaliers, engrangeant quelque 2,4 millions de chiffre d’affaire par édition.

Ici, on n’est pas peu fiers de dire qu’il y a de la musique que l’on a pas ou peu l’occasion d’écouter ailleurs.
Si l’on rajoute à cela un de ces verres d’excellents crus locaux à l’appellation Lavaux Chasselas, on opté pour un pèlerinage régulier dans la région, c’est évident.

On peut observer la transformation du petit festival du début, avec une soirée distillant 2 concerts et la construction quasi organique de ces 9 soirées actuelles avec juste 150 concerts. ” Tant mieux, on est heureux de le pousser encore plus loin, ce qui ne veut pas dire que l’on souhaite plus de monde et plus de concerts, mais plus de soin, de qualité dans ce que l’on met en œuvre, plus de réflexion sur notre action, en activant le développement durable et plus de représentativité des femmes dans la musique par exemple. On travaille sur des questions de société plutôt que sur une quelconque croissance.”

Quant à la prochaine première fois du Cully Jazz, l’équipe s’arrête consciencieusement sur la mise en place d’une charte de développement durable pour le festival, malgré la tonne d’actions déjà installées. Là, ils se sont enfin assis pour en discuter pleinement, en définissant clairement ce qu’ils font, où ils le font et la direction de leur démarche. Avec la passion de la réflexion éco-responsable dans tous les secteurs du festival : le déplacement des festivaliers, la consommation d’eau potable et d’électricité, les stands de nourriture, la politique d’achat.

Au fait, le secret d’un bon Cully Jazz, c’est une programmation de qualité dont l’équipe est fière, avec un mélange subtil de découvertes.

L’autre truc bien sympathique vient directement des gens du coin, comme pour ce responsable logistique qui a pris quelques heures à côté de son boulot quotidien pour détailler et expliquer le concept assez novateur que l’équipe a mis en place il y a de cela 2-3 ans face à une trentaine de personnalités influentes issues de communes aux alentour de Genève.

À la fin de cette réunion, tous lui auraient témoigné leur vif enthousiasme et lui auraient directement demandé si il faisait du consulting. Ce à quoi il aurait répondu :” Ah pas du tout, moi je suis bûcheron, j’ai du prendre congé pour vous présenter tout cela en fait!”

C’est par le biais de sa participation empirique au festival que ce responsable logistique-bûcheron serait devenu une figure incontournable dans un domaine en particulier, épargné par l’hyper spécialisation de la société et des systèmes de courbes. A ce qu’il paraîtrait, il y aurait énormément d’histoires dans ce genre-là. Jean-Yves Cavin aime à dire que l’on fait peu à peu de notre mieux, en apprenant de nos erreurs. En mesurant vraiment aussi la chance incommensurable de vivre à Cully.

Pour l’édition 2019, il se réjouit de voir des artistes présent sur le site pour la première fois comme Stacy Kent, le nouveau projet d’Anne Paceola chanteuse-rappeuse Fatimaou encore la soirée cubaine en présence des sept musiciens d’El Comité qui seront accompagnés ce soir là de la violoniste Yilian Cañizares et du trompettiste de légende Ibrahim MaaloufUn condensé dénergie afrobeat et funk, le groove du latin jazz et la beauté des ballades cubaines. Entre autres!

À Cully, il y a plein de différentes typologies de festivaliers, mais il semblerait que la première caractéristique qui rassemble tout le monde soit la bonne humeur! “Les gens sont contents d’être là, le mois d’avril déploie ses concerts, et on est dans une bienveillance généralisée. Tout se passe de façon extrêmement sereine”: Si il avait juste un mot pour décrire Le Cully Jazz Festival, ce serait “Gé-nial!”.

C’est au moins bien clair pour tout le monde, non ? On leur souhaite de nous distribuer par leur axe musical encore et toujours: la santé, la prospérité et la bonne humeur. Parce que eux, tout ça, ils connaissent bien!

Détails & Infos :
Cully Jazz Festival official Website
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