Bien que certains street artists sembleraient s’être mis à l’abri du besoin, d’autres continuent à combiner leurs styles dans des peintures murales en créant un univers qui leur est propre.

Issu du graffiti vandale, Mg La Bomba n’a de cesse le besoin de s’imprimer de ce style inspiré des années 90′ basé sur des lettrages simples et lisibles au maximum possible!

Il faut dire qu’il a été à bonne école. Ayant grandi dans le quartier de Beauval à Meaux en Seine et Marne, celui-là même où avait été tourné le film Ma 6-T va crack-er, le jeune garçon qu’il était à cette époque avait alors tout loisir de se fondre avec le milieu du Hip-Hop.

Break, Beatbox, gros sons rap ou funk sortant des baffles des postes que les homies emmenaient partout avec eux, bref, tout le potentiel était réuni pour que le jeune Mg en prenne de la graine.

Bien que le dessin ait été pour lui comme une évidence, voire sa façon à lui de se sentir vivre, et ce dès son plus jeune âge, la révélation lui est venue le jour où il tomba nez à nez sur Shun, un graffeur des CP5, réalisant le portrait du basketteur Michael Jordan sur un des murs du gymnase du collège Albert Camus. 

Ses tags, throw-ups, et graffs réalisés sur les trains de la SNCF et autres transports, qu’ils soient publiques ou utilitaires, dans la rue, dans les tunnels de métro, en terrains vagues, à la bombe ou au marqueur, seul ou accompagné, firent de lui pour un temps un artiste omniprésent, une figure de référence des graffiteurs actifs en France.

Ce ne sont donc pas les nombreuses arrestations dont il fait l’objet qui arrêteront cet accro aux tags à ne pas aller au bout de son expérience artistique. 

L’en dissuader ne ferait qu’accroître son besoin viscéral à continuer de baigner dans les codes et l’ambiance de cet univers qui est le sien, car exercer son art, équivaut selon lui à toutes celles et ceux qui ont fait de leurs métiers leur raison de vivre.

Bien qu’il n’ait pas totalement laissé tomber cette pratique puisqu’il vit de sa passion depuis maintenant 5 ans, le jeune homme aujourd’hui âgé de 36 ans, vivant du côté de la Belgique, n’imagine pas déposer les armes de sitôt, car cela signifierait pour lui non seulement le début de la fin du graffiti vandale mais du graffiti tout court et ainsi de ce pourquoi ce mouvement a vu le jour. C’est la base, sans illégal ce n’est plus du graffiti, ça devient de la déco !

À vous maintenant de vous faire votre propre opinion sur cet artiste qui certes peut demeurer contesté aux yeux des uns ou incontestable aux yeux des gens qui le connaissent, aussi bien pour ses sessions vandales, pour ses fresques réalisées sur le terrain ou encore lorsqu’il s’agit de ses toiles.

Une chose est sûre, quoi que l’on puisse dire, on ne peut qu’admettre que nous avons ici affaire à un vrai passionné qui peut avoir à n’importe quel moment une idée de par sa vision des perspectives, des volumes dans l’espace et des couleurs car dès lors qu’il dessine il  y met son âme, dégageant ainsi tout ce qu’il a accumulé en 20 ans.

Il est incontestablement l’un des dignes successeur du street artiste français Comer qui par ailleurs est toujours de la partie et ce après 30 ans d’activité. Issu de la deuxième génération de graffeurs français, influencé par Bando, Comer débutera en 1987 après avoir évolué tour à tour sous les pseudonymes de Seelicon, Reekim puis Cosbin.

On ne peut alors que souhaiter à La Bomba une vie remplie de couleurs qu’il continuera à combler à coups de bombe dans des endroits tels que le Street’Art’Magnac Festival , dans lequel il s’est livré à quelques performances dignes de ce nom, comme il a dernièrement pu le faire en compagnie de ses potos sun.c , Mth Plume , Gino Nigo ou bzt22 pour ne citer qu’eux. Sans oublier de pouvoir continuer à exposer, donner ses précieux conseils aux enfants ou encore oeuvrer pour de belles et bonnes causses. 

Détails & Infos :

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