Sandor, une artiste authentique qui n’a pas froid aux yeux
Nov201716

C’est à l’occasion du concert organisé par Coup De Cœur Francophone et la 1ère édition de CH17 au Velvet Speakeasy à Montréal, que nous avons eu l’occasion de rencontrer Sandor, le mercredi 8 novembre dernier.

Cette belle brunette au caractère bien trempé et au regard de braise nous a tout de suite conquis par son authenticité et sa singularité.

 

Valaisanne d’origine, issue d’une famille de mélomanes, Sandor a été bercée aux sons de Gainsbourg, Michel Berger, Véronique Sanson et par la musique rock des 80’s. A l’âge de 6 ans, lorsque d’autres préfèrent jouer aux barbies, elle rêve comme Queen de jouer de la gratte et demande une guitare électrique pour son anniversaire. Vers l’âge de 15 ans, elle commence à composer ses propres chansons et entre dans une école de musique.

Sa rencontre avec les arrangeurs Maxime Steiner et Jérémie Duciel – ce dernier l’accompagnant également sur scène avec Noémie, choriste – est révélatrice dans le commencement de sa carrière. Depuis son premier concert au Romandie à Lausanne, il y a deux ans, les portes du succès se sont ouvertes à elle.

Conciliant son travail d’enseignante à temps partiel avec sa carrière musicale, Sandor connait dès lors un emploi du temps sans répit avec plusieurs concerts en France, notamment aux Rencontres Trans Musicales de Rennes et au Printemps de Bourges, en Suisse au Paléo festival, et aux Nuits Botaniques en Belgique, entre autres.

Tirés de son univers intime, ses textes simples, francs, parfois crus ne manquent pas de profondeur et reflètent sa personnalité généreuse, déterminée et rebelle.

Se disant elle-même sans concessions, aimant les challenges, la musique est un exutoire lui permettant de s’évader de son quotidien et d’exprimer son monde intérieur à travers des récits qui s’inspirent de ses expériences personnelles ou de celles de ses proches, et qui résonnent en nous comme un langage commun.

N’ayant pas peur d’explorer aussi ses propres zones d’ombre, la musique représente cet espace où elle ose être elle-même, affronter ses révoltes et croire en ses convictions. Aimant briser les conventions et se mettre dans la peau des autres, Sandor n’hésite pas à jouer sur la thématique du genre lorsqu’elle chante au masculin. Son nom raconte d’ailleurs l’histoire du comte hongrois de Sandor qui oscille entre les rôles de femme et d’homme qu’on lui assigne.

Sa chanson préférée Ange gardien va aussi dans ce sens puisqu’elle questionne la fragilité des rôles sociaux à travers la figure paternelle. Refusant toute forme de catégorisation et détestant les étiquettes, Sandor préfère laisser le public définir lui-même son style musical car, dit-elle, « moins on se définit, plus on se laisse de liberté ». Néanmoins, l’on peut qualifier Sandor d’artiste à contre-courant, capable de nous surprendre et nous émouvoir.

Avec plusieurs projets en vue, Sandor semble promise à un bel avenir musical. Nous la retrouverons à l’Usine à Gaz à Nyon pour un concert avec Agar Agar le 17 novembre, à La Boule Noire à Paris dans le cadre du Festival Aurores Montréal le 8 décembre, à l’Octogone à Pully le 9 décembre, au festival Eurosonic Noorderslag à Groningen en janvier, puis en mars au M4Music de Zurich.

Ne manquons pas non plus la participation de Sandor au Concert hommage à Lhasa à la RTS (Radio Télévision Suisse) agendé, le 24 novembre prochain où elle présentera une reprise des titres de Lhasa de Sela, cette artiste immigrante au Québec qu’elle adore et qu’elle serait très heureuse de venir interpréter à Montréal.

On attend aussi avec impatience la sortie de son 1er album prévu pour l’année prochaine.

C’est avec enthousiasme que l’on remercie cette brillante artiste de nous avoir transportés dans son univers envoutant et déroutant. Un grand moment d’émotion et de partage que nous sommes loin d’oublier.

 

Détails & Infos :

Sandor Official Website

Sandor Official Fan page

 

 

 

 

©Jessica Héritier