L’Art de tomber dans le panneau
Nov201709

Nous vous invitons aujourd’hui à prendre la direction d’une petite ville française dont la commune se trouve dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, chef-lieu d’un canton situé dans le Pays nantais,  afin de vous parler d’un jeune homme dont on ne parle pas assez souvent ici en Suisse.

Influencé en partie grâce à Paul Urfer, son grand père, qui fût en son temps meilleur ouvrier de France de par son métier de céramiste d’art mais également en tant que poète et inventeur, il n’aura pas fallu très longtemps au jeune homme pour savoir ce qu’il allait faire de sa vie.

Fasciné par la musique et la culture urbaine à la fin des années 80 déjà, il sera alors interpellé par le visuel d’un magazine de skate.

Une aubaine pour lui, qui considérait il y a peu encore que cette discipline était selon lui le sport du siècle dernier tant il s’est adonné à cette activité. Ça n’est pas un hasard non plus si il utilise aujourd’hui ce support pour réaliser ses créations de Street art.

 

C’est lorsqu’il tombera quelque temps plus tard sur la pochette de l’album «Chromatique» du groupe Suisse Sens Unik sorti en 1994, que lui viendra l’idée de commencer à esquisser des lettrages graffiti.

A cet instant précis, alors qu’il n’est âgé que de 14 ans, cet autodidacte va dans les années 90 non seulement prendre conscience qu’il allait faire de sa passion son métier mais dans le même temps se servir d’un spray pour la toute première fois, pour en 2006 s’essayer à l’art du pochoir qu’il ne quittera plus ensuite.

Il acquerra ensuite une technique qui lui sera propre et un style bien à lui, ce qui lui vaudra à force de travail le droit d’organiser au début des années 2000 ses premières expositions et autres évènements en France et à l’étranger.

Artiste multidisciplinaire et spécialiste des détournements dont les terrains de prédilection sont les panneaux de signalisation en tous genres, notamment grâce à des autocollants qu’il confectionne et découpe manuellement.

Ceux-ci permettent aujourd’hui à cet helvético-nantais né à Vevey en 1976 de disséminer ses oeuvres dans les villes du monde entier depuis maintenant de nombreuses années.

 

Bien connu de la scène graffiti Art, vous n’êtes pas sans savoir que Jinks Kunst est à un peu plus de 40 ans l’un des street artistes les plus talentueux de sa génération.

De Casablanca au Népal en passant par Tambacounda, Kaolack, Cotonou, Abidjan ou le Sri Lanka, ce solidaire solitaire se mue en véritable globe-trotter au grand coeur, sans jamais se tirer la couverture à soi, mais pour se souvenir de ceux qu’il a pu croiser en tentant de leur venir en aide du mieux qu’il le pouvait, le tout en s’investissant dans divers projets.

Vous constaterez que Jinks n’a pas pour habitude d’avoir la grosse tête, et pourtant il y aurait de quoi après tout ce qu’il a déjà accompli pour le graffiti et la culture urbaine en général.

Nous aurions tendance à penser qu’après toutes ces années passées à œuvrer pour ce qu’il a de plus cher, plus rien à ses yeux ne serait réalisable, mais ça serait mal connaître l’artiste qui en perpétuelle évolution se lance sans cesse de nouveaux défis.

Des défis qu’il pourra ajouter à ses souvenirs qui sont déjà nombreux, on pense notamment aux montées d’adrénaline qu’il a pu avoir lors de virées vandales nocturnes, mais aussi aux réalisations qui reflètent ses débuts.

 

Détails & Infos :

Jinks Kunst Official Website
Jinks Kunst Official Fan Page

 

 

 

 

 

©Fabrice Huguelet

 

 

 

 

©Fabrice Huguelet