L’Art Hit’Mic
Juin201716

C’est au bord du lac de Neuchâtel, à quelques heures de leur prestation où ils donneront un concert sur la scène de la Marée à l’occasion de la 5 ème édition “Dimensions Jeunes Talents” organisée par le Centre des Loisirs de Neuchâtel et Festi’Neuch, que les cinq jeunes membres du groupe de rap delémontain de L’Art Hit’Mic nous avaient donné rendez-vous.

Composé de Gven AKA Silass, Alex, Nathan, Dario et Manu, Ksela, Nat, Darwin et Manu Kann, L’Art Hit’Mic compte cinq gaillards qui ne semblent pas être trop perturbés par l’échéance à venir.

C’est même de manière détendue et avec plaisanterie qu’ils évoquent leur amitié, surtout lorsqu’il s’agit de Nat et Darwin qui se connaissent depuis leur plus jeune âge. Ksela quant à lui, est arrivé dans la bande en dernier, il y a de cela 4 ans tout de même.

Tous auditeurs de rap old school, nos cinq gaillards rappent ensemble depuis maintenant un bon moment déjà, bien avant que le groupe ne voit le jour en 2015.

Pourquoi le rap? C’est également la question que nous leur avons posée. Selon eux, le rap, ou plutôt la culture hip-hop dans son ensemble est le seul style où une vraie liberté d’expression est autorisée. Ça leur ressemble, ça leur plaît et c’est comme ça.

Ils sont 5. Ils sont liés par la même passion. Mais 5 gaillards dans le même groupe, c’est 5 avis différents. 5 messages différents qu’ils font passer dans leurs textes. Le fil rouge ? Ne pas se lamenter sur eux-mêmes. Leur rap se veut positif, leur plus grosse satisfaction est de voir les gens s’ambiancer lors de leurs concerts.

5 avis différents, ça amène forcément à des tensions. Heureusement, nos MC’s privilégient leur amitié et ne sont pas contre un débat, ils considèrent la discussion comme positive.

Crédit Photo: Audrey Gerber

Mais en-dehors de leur propre rap, ont-ils une cause, un projet qui leur tient à cœur ?

Silass et Nat trouvent que le rap se perd. Beaucoup d’MC’s d’aujourd’hui ne rappent plus par passion mais pour l’argent. Ksela, lui, dénonce le racisme en Suisse. Le délit de faciès est trop présent à ses yeux, il cible en particulier certaines ethnies. Darwin trouve qu’aider les réfugiés serait un bon plan, mais selon lui, il faudrait aller leur apporter du soutien chez eux. Manu Kann, quant  à lui, se désole de l’époque dans laquelle on vit. Selon lui, on va droit dans le mur.

Mais revenons au cœur du sujet: leur son qu’ils produisent chez Manu, dans son studio personnel. Il a d’ailleurs fort espoir de monter un jour un label.

Ils nous annoncent, non sans fierté, leur indépendance. Enfin, pas tant que ça. Sans le soutien et l’amour de leurs proches, ils avouent ne pas pouvoir avancer. Ils tiennent donc à les remercier à travers cet article.

L’annonce de leur présence à Festi’Neuch fût certainement un de leurs meilleurs souvenirs, avec celui de leur premier concert donné chez eux au SAS à Delémont.

Quand nous leurs demandons si ils ont un message à faire passer aux débutants, ils nous répondent que le plus important est de ne rien lâcher, de rester humble et authentique et que tout le monde peut y arriver.

Bien que le groupe prenne de l’ampleur et soit très apprécié dans leur région, ils gardent néanmoins les pieds sur terre, mais toujours avec l’idée en tête de franchir un jour les frontières !

L’Art Hit’Mic est un groupe rythmé par l’art du mic et leur passion pour le rap ne s’éteindra pas avant un moment.

Alors attendez-vous à une bonne dose de pogo, car ces 5 là, auront de l’énergie à revendre, ce samedi 17 juin, dès 18h45 sur la magnifique scène de la Marée à Festi’Neuch.

 

Détails & Infos :

l’art hit’mic official fan page

 

 

 

 

 

©Valérie Duzcu