Si on nous avait dit que nous nous heurterions à un vent tropical, là où le cours d’eau de la savane deviendrait subitement glacial, rien qu’en empruntant le chemin sinueux des backstages de la magnifique salle voûtée du Carré Noir de Bienne, le vendredi 3 mars dernier, nous ne l’aurions pas cru.

D’autant plus si celui-ci serait peuplé d’arbres exotiques d’où surgiraient de nulle part non seulement des animaux sauvages,  mais également Augustin, Alexis, Raphaël, Léonard et Martin, les 5 genevois du Roi Angus.

Il y avait de quoi se réjouir les sens, sachant le risotto savamment mijoté par La Théâtrale de Bienne.

Pour la petite histoire: des guitares, une basse, une batterie et un compositeur-interprète se rencontraient alors en 2014 pour former un seul et même projet; de là verra le jour “îles essentiel”, leur tout premier album qu’ils enregistreront à la Fonderie de Fribourg.

Ce fut le début de l’exubérante poésie rock du Roi Angus, qui te donne le sentiment d’être au bord du petit jour, avec vue sur un horizon inédit alors qu’en fait, au départ, tout s’est passé dans une centrale téléphonique, chez Casimir.

Si ils ne devaient choisir  qu’un seul titre de leur “îles”, ce serait “Brisbane épidermique” pour Martin,  qui exprime selon lui l’idée un peu fantasmatique du disque. Pour mille et une raisons personnelles que la raison elle-même ignore, Léo opterait pour “Ville”. Augustin hésiterait entre “Triste Empire” et “Lettre Morte”, mais réflexion faite, le deuxième morceau afficherait la description idéale de la savane.

Lorsque l’on s’interroge sur l’identité d’Angus, on imagine une muse au masculin apparue le jour de la galette des rois, bien que Martin évoque ici le thème de la jeunesse qui s’étiole, incarné par ce personnage spontanément proposé à l’épiphanie.

Tous s’accordent à dire qu’ils ne sont pas forcément contre l’idée d’un éventuel concert en peignoir, leur moue dubitative un brin incrédule délibérant qu’ils ne sont pas foncièrement pour non plus.

Partir en voyage et sillonner des bribes de vie d’un monde parallèle aux accents psyché californiens nous conduit à l’évidence: on les sait capables de nous emmener loin les yeux grands ouverts.

Il serait on ne peut plus heureux de poursuivre les visites des îles et paysages du royaume au fil des concerts à venir.

Qui sait? Vous aurez peut-être la chance de les croiser sur vos routes cet été…

Détails & Infos :

Le Roi Angus official website

 

 

 

 

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