C’est dans sa vieille Renault Senic à la rue de la Côte à Neuchâtel que Basile Frotin Aka Freespirit nous avait donné rendez-vous il y a quelques jours..

C’est avec un léger sourire que notre jeune MC de 20 ans s’est mis à nous raconter qu’il est bercé par le rap depuis sa plus tendre enfance, influencé par ses parents, qui eux en écoutaient également. A cette époque, c’est le groupe de rap français Assassin emmené par  Rockin’Squat qui déblatérait souvent leurs allitérations sur sa chaîne stéréo.

Issu d’une famille modeste vivant dans un village aisé, Freespirit a toujours été considéré comme différent par les autres, ce qui l’a poussé à écrire. A 10 ans, ce natif d’Auvernier (NE) s’essayait à l’écriture en imaginant des histoires qu’il retranscrivait sur papier.

Le déclic se fit lorsqu’il se cassa le bras alors qu’il n’avait que 12 ans. C’est alors qu’il eut l’idée de combiner écriture et rap. Combinaison plutôt réussie, puisqu’à ce jour, Freespirit évolue dans un rap qui se veut assez ouvert .

Le jeune homme se dit ne surtout pas vouloir se cloîtrer dans une sous-catégorie (trap, conscient, etc.) Il aime ce qu’il fait, bien qu’il se considère qu’au début de son art.

Il a beaucoup à partager et commence à trouver son style, le tout en expérimentant d’autres. En tant qu’auditeur, Basile nous révèle également qu’il écoute le rappeur français Booba, qu’il admire pour sa carrière et cite PNL pour la mélancolie.

Il apprécie écouter le rapeur neuchâtelois YEBA que nous connaissons déjà sur myurbanplanet.ch mais aussi la chanteuse américaine Lana Del Rey et certains rappeurs français comme Vald, Kery James , NTM, ou KRS One pour la partie américaine.

Quand nous lui demandons s’il voudrait nous faire part de quelque chose lui tenant à cœur, le jeune homme nous répond avec une sincérité déroutante : à ses yeux, les gens ne se rendent pas compte à quel point certains pays se prétendent démocrates alors que souvent, leurs actes ne sont pas en accord avec cette idée.

Il ajoute, dans un autre registre, que la peur de l’inconnu est très présente chez beaucoup de personnes, faisant passer cette dernière pour de la haine.

Les gens jugent beaucoup sans connaître, nous confesse-t-il, et c’est pour cela que notre cher habitant d’Auvernier s’efforce de rendre un travail de qualité, non sans devoir débourser. Selon lui, trouver des fonds est une lutte incroyable.

Heureusement qu’il peut trouver le soutien qu’il cherche auprès de ses parents et ses quelques amis. Basile peut également compter sur YEBA, les neuchâtelois de Karma Prod ainsi que sur les rappeurs neuchâtelois de L’Atelier , sur qui nous avions également déjà écris.

Son frère le soutient également. Il apparaît d’ailleurs dans son dernier clip, « Tue le jeu. » Clip étant justement un cadeau d’anniversaire pour son frère cadet.

En nous parlant de son petit frère, Freespirit semble protecteur et bienveillant. Il nous explique qu’ils partagent la même chambre depuis toujours, et ont passé la moitié de leur temps et de leur vie à moins d’un mètre cinquante l’un de l’autre. Et si leur écart d’âge de 4 ans les a un peu éloigné à l’adolescence, ce fut pour mieux se retrouver par la suite.

Passant un message aux MC’s voulant se lancer dans une carrière musicale, Freespirit préfère mettre en avant la qualité du rap et non la quantité.

Détails & Infos :

freespirit Facebook official

 

© Valérie Duzcu

 

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