Curieux de savoir ce qu’il reste à un ange lorsqu’il se retrouve tout nu, nous ne pouvions plus attendre une minute de plus et courrions à sa rencontre.

Sans hésitation, ce jeune dessinateur et graphiste -entre autres talents – a balancé: ” Mes mains!” Il a déplié ses doigts et ouvert ses mains. Son outil de travail. Ses ailes.

L’ange violent de son vrai nom Joakim Monnier était ce jour-là aux Editions Double, dans son atelier du Neubourg 1 à Neuchâtel. Les machines imprimaient sporadiquement quelques affiches et c’est dans un tumulte ultra-créatif que nous sommes tombés.

C’est à ses débuts dans l’illustration qu’il a du se choisir un pseudo. Au cours d’un visionnage d’une série Manga GTO- Great Teacher Onizuka-il se souvient de l’apparition du défenseur des professeurs japonais qui débarquait alors pour venger une étudiante, avec un drapeau bardé de l’inscription “l’Ange Violent”.

Complètement inspiré par l’association de ces deux mots, il s’empara de l’oxymore et depuis ce jour devint l’Ange Violent.

L’idée inattendue ainsi obtenue donne l’identité de son art. C’est sérieux, quand on l’entend, ça interpelle. Et on entre dans une autre réalité virtuelle bien souvent peuplée d’êtres éclectiques et de couleurs qui t’illuminent les yeux tellement c’est clair, à réveiller l’imaginaire d’une pierre.

 

Joakim vient du milieu graffiti/hip-hop, et si on parle de son passé de “caillera”, ce sera pour lui complètement lié à son parcours de créateur,en toute cohérence et authenticité. Il parlera ici de sa “non-renommée”, à Neuchâtel un petit peu. Enfant du coin, il sait qu’ici on peut vite se retrouver sous les feux de la rampe le temps d’un week-end.

” Le plus dur, c’est de parler de toi pendant des années dans différents milieux et de s’exporter hors de la Suisse”

Il essaie d’avoir un style reconnaissable facilement et d’être libre par rapport à son travail de commandes : “C’est ça ou rien!” souligne t’il, d’un oeil tout autant amusé qu’incisif.

Puis, l’Ange violent retrouvera les traces de Baptiste, un autre artiste dont il avait fait la connaissance à l’Ecole d’Arts de La Chaux-de-Fonds. Ensemble, ils formeront le collectif le Double Volcan .

 

Le moment leur fut donner de s’unir pour la composition d’illustrations, de collages “au niveau des têtes de chien” , en format sticker pour éviter les ennuis avec la police.

Ils ont su garder leur empreinte perso, style graffiti pour L’Ange Violent, fresques et réalisations d’imprimés, de fanzines pour Baptiste. Leur synergie créative leur permet d’évoluer avec une belle amplitude et c’est tant mieux.

A l’Ange-enfant qu’il était, si il avait un truc à dire, ce serait : “Continue de dessiner. Ca ira. T’en fais pas. Cela ira et tu seras très content, tiens le coup!”

On peut s’amuser à retrouver les collages dispatchés dans les rues de Neuchâtel et alentours, personnages qui nous racontent leurs trucs bien à eux.

Si tu avais envie de t’inspirer et de profiter d’une belle clarté pour cet automne, tu aurais pu te rendre au Balkkon de la Rue de l’église (entre l’église rouge et la Maladière) à Neuchâtel, et retrouver une expo de l’Ange Violent. Histoire de faire valser ton imaginaire….

Détails & Infos :

Les éditions double official website

L’ange violent Instagram official

Le double volcan Instagram official

 

 

 

 

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