L’été indien déposait ses doux rayons de soleil sur la terrasse élégante et champêtre du restaurant de l’Ecluse à Bienne, en cette fin d’après midi du mois de septembre.

Nous avions invité Ludivine Voiblet, jeune artiste circassienne de 19 ans spécialisée dans le trapèze, à venir nous rejoindre et nous parler de sa passion pour les arts du cirque. Avec une détermination subtile pour atteindre son objectif: devenir trapéziste professionnelle.

Nous allions donc à la rencontre d’une femme lumineuse et pleine de vie, ravie de partager rires, discussions et clowneries.

Son goût absolu pour les acrobaties a commencé depuis le terrain de l’enfance, enchainant les cours de voltige équestre et les balades en patin à roulettes.

Jeune spectactrice de cirque, elle comprit l’ampleur de sa passion à l’âge de 13 ans, lors d’un cours que lui avait conseillé une copine. C’est ici qu’elle intégrera donc le centre des arts du cirque Circosphère, à Delémont, où elle continue encore aujourd’hui de s’entrainer.

Il lui vient en mémoire un souvenir précis de cet instant où elle s’est dit qu’elle voulait faire cela de sa vie, suspendue dans les airs à tournoyer et virevolter sur son trapèze.

L’école classique a connu une jeune fille distraite, qui avait ” de la peine à rester assise et concentrée”, glisse-t’elle aujourd’hui en souriant.

Et puis, une phrase s’installe dans les airs et signe l’évidence : ” Je préfère m’ennuyer sur un trapèze, plutôt que de m’ennuyer sur une chaise”.

L’origine du trapèze de Ludivine serait peut être née d’un rêve de chaise cassée. Pour s’élever.

Voilà six années qu’elle pratique son Art à présent, explorant les acrobaties et le potentiel chorégraphique offert par son élément. Elle respire le bien être et la bonne énergie ainsi suspendue.

Si nous lui demandons quelle figure elle affectionne le plus, c’est avec ses yeux bleus pétillants de joie qu’elle répond sans hésiter “la petite fenêtre”.

Evidemment c’est aussi à ce moment-là que nous vous invitons à visionner l’acrobatique tableau. La petite fenêtre, en trapèze, c’est une histoire de cordes qui s’enroulent aux jambes jusqu’à ce que le corps se retrouve assis comme sur une balançoire, et là BIM on s’en libère en basculant en arrière dans un vertigineux enchainement.

Au début, cette figure l’impressionnait, la peur pouvant bloquer son parcours aérien. Son plaisir en est aujourd’hui bien délicieux.

Sur son trapèze, Ludivine s’inspire de l’ EAU, à la recherche de la finalité du mouvement. Pour se reconnecter à la TERRE, elle part marcher des heures dans la nature.

Fan de fruits et légumes et d’une conscience alimentaire plutot sage, elle est cependant loin d’être archi-rigoureuse . Avec un péché mignon pour le chocolat au lait.

En 2016, sa candidature est sélectionnée par LABO’cirque, (swiss contemporary circus laboratory), avec 11 autres jeunes artistes féminines venues de toute la suisse.

Elle a partagé une expérience unique et formatrice en profondeur : la création d’une oeuvre commune. Entourées par une équipe de pros, les circassiennes progressent considérablement. Pendant 3 semaines de résidence estivale artistique, cette dynamique et toute fraîche troupe part à la découverte d’un processus artistique qui les pousse à se questionner, explorer, créer.

3 représentations sous chapiteau à Cernier sont déclinées lors d’un spectacle tout simplement bluffant. Nous ne pouvons que fortement vous suggérer de stabilobosser les dates de leur tournée qui se finalisera en février 2017, restera à choisir l’endroit: Delémont ou Sierre. Invitez des amis, diffusez l’amour des arts du cirque alentour et courez-y.

Ludivine s’accorde à présent une année sabbatique, pleinement consacrée à sa passion. Les entrainements se succèdent tout au long de la semaine avec deux amies du LABO’ cirque. Elles jonglent avec l’acrobatie, la danse, le théâtre et leur discipline personnelle et…viseront l’épanouissement de leur création.

Nous lui souhaitons de rester positive et de continuer, toujours, d’avancer. Confiante.

Elle repart sur son vélo. Avec en bande sonore affectionnée tout l’été par la jeune femme, les mélodies de Polo et Pan. On écoute “la canopée”. Par exemple.

Détails & Infos :

ludivine Voiblet facebook official

circosphere official website

labo’cirque official website

 

 

 

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