MINGMEN – Le rock d’un univers musical à part
Mai201526

Photo : Anthony Dubois

MINGMEN, c’est 3 garçons, une fille avec une et seule même passion, la folie innée. Des rockeurs qui avancent au gré des saisons et des villes dans lesquelles ils s’arrêtent.

Conscients du temps qui nous était donné, car étant compté, il était pour nous évident de profiter de cette opportunité sachant que MINGMEN composés de JG ( Guitare ) Etienne ( Basse ) Dem ( Batterie ) Sway ( Voix et Guitare )  jouirait à la suite de notre rencontre d’une actualité qui leur laisserait que très peu de temps.

C’est donc avec la même énergie qu’ils déploient sur scène et où ils donnent à chaque fois le meilleur d’eux-mêmes que Sway, la chanteuse valaisanne de cette formation a bien voulu pour myurbanplanet.ch revenir sur les épisodes qui ont marqué sa vie.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis Undercontrol en 2006, Back To The Ground en 2009, de nombreux concerts, une mémorable tournée Brésilienne en 2011 et ce troisième album « There’s a place », sorti en mars 2014 (distrib. IRASCIBLE), ayant été enregistré live durant un mois de résidence au magnifique Relief Studio de Fribourg.

Pourriez-vous en quelques mots nous décrire l’identité de votre formation? MINGMEN c’est avant tout des gros riffs, des refrains mélodiques et accrocheurs. Une voix féminine qui n’est ni hurlante ni lyrique. Nous évoluons dans des ambiances très variées aux nuances et aux univers très personnels, ce qui rend notre musique difficile à décrire : Je vous invite donc à écouter.

Il faut donc s’attendre à une grosse débauche d’énergie lorsque l’on vient vous trouver ? Oui, ainsi que beaucoup d’émotions.

Quels ont été les événements qui vous ont amenés à faire ce que vous faites aujourd’hui ? Aucun événement clé, juste un besoin viscéral de faire de la musique. L’écouter d’abord certes mais écouter celle des autres également et ensuite m’exprimer à travers mes textes et mes compositions. J’ai en premier lieu commencé par faire des chansons acoustiques, seule avec ma guitare. J’ai découvert ensuite toutes les possibilités qu’offrait le fait d’avoir un groupe, de faire de la musique avec d’autres et de la partager.

Y a-t-il dans tes activités artistiques des événements dont tu te passerais bien? La réflexion sur tout ce qui concerne l’aspect pratique d’avoir un groupe. La gestion, l’organisation, les discussions….Nous gérons tous absolument seuls, tout cela nous demande beaucoup d’énergie. Je préférais être uniquement dans la création, l’instinct et la non-réflexion. C’est difficile de juger et d’intellectualiser sa propre musique alors que je suis une personne qui fonctionne énormément au feeling.

Un rêve particulier ? Vivre totalement grâce à la musique que je compose, la transmettre, la faire voyager, la partager.

Est-ce qu’il y a une rencontre ou un souvenir qui vous a plu particulièrement touché? Toutes les fois où je me retrouve sur scène sont des moments magiques. Je peux également citer le shooting de la pochette de notre troisième album « There’s a place » au Col du Sanetsh sous une tempête de neige où nous étions tous les quatre accompagné de notre graphiste Louis Dasselborn, ce fût une expérience incroyable. Nous en avons d’ailleurs fait une vidéos que vous pouvez retrouver sur notre chaîne YouTube. Elle fait désormais partie des petites vidéo faites maison… The world of MINGMEN vous donnera davantage de détails. En conclusion, je crois que ça restera un souvenir gravé à jamais, pour la simple et bonne raison que le déroulement de ces deux jours ce sont déroulé de manières totalement imprévues. L’autre grand souvenir reste sans doute la tournée sur trois semaines que nous avons faite au Brésil en 2011.

 

Pourquoi avoir choisi la musique ? Je ne pense pas avoir choisi quoi que ce soit, en tout cas pas délibérément. C’est un besoin, un état, mais pas un choix réfléchi.

Est-ce que l’on peu dire que vos souvenirs d’enfance sont à l’origine de ce que vous faite aujourd’hui ? Ma famille possède une vidéo de moi chantant l’opéra de Carmen à Noel alors que je n’avais que 4 ans, c’est dire à quel point j’aimais déjà chanter. Cela étant, j’espère qu’ils vont la garder pour eux ( rire ). À ce propos d’ailleurs, mon père me donnait toujours quelques pièces pour que je continue à m’entrainer à la manière d’un artiste de rue. Cela dit, je n’ai pas tant de souvenir de moi m’essayant à la chansonnette. Mes meilleurs souvenirs d’enfance restent ceux où je voyais mon père percussionniste nous emmener à ses nombreux concerts dans lesquels j’étais littéralement transporté. Mon envie de rechanter est revenue lorsque j’avais 13 ans à la suite de la découverte d’un groupe dont je tairai le nom, histoire de garder un semblant de crédibilité. J’adorais toutes leurs chansons et je les connaissais toutes par cœur. J’ai découvert ensuite Janis Joplin, Bob Dylan ou encore Bruce Springsteen. Puis à la suite de cela, mon père m’offrit une guitare, et là c’était fini, plus rien d’autre n’avait d’intérêt pour moi !

Ou vous voyez-vous dans 5 ans ? Pour vivre heureux je crois qu’il vaut mieux éviter de ressasser le passé, ni de trop se projeter dans le futur, c’est difficile pour moi, mais j’essaie vraiment de vivre dans le présent. Tout peut changer, rien n’est gravé dans le marbre. La clé c’est s’adapter aux circonstances, aux surprises de la vie, bonne ou mauvaise. Donc je n’en sais rien et j’évite d’y penser.

Vous l’aurez compris, MINGMEN est un nom de groupe que vous ferez mieux de retenir, car ils n’ont de ce fait aucunement envie d’en rester là. Vibrer, jouer, briller, ajoutez à cela une bonne dose de passion et vous y obtiendrez la recette exquise et subtile d’un très bon groupe de rock.

Merci beaucoup Sway et belle continuation !

 

©Stéfanie Rossier

 

Détails&Infos:

MINGMEN official website